Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 17:29

DENI de JUSTICE :  Le Juge Criminel simplement réprimandé

 

 

— Non, mais je rêve ! Éclate mémé Georgette
— Qu’est-ce que t’as, Mémé ?
— Le juge Burgaud , le chérif en culotte courte , il vient d’être « réprimandé » par le CSM.
— Qu’est-ce que ça veut dire ?
— Qu’on lui a appliqué la peine la plus légère que puisse subir un magistrat.
— Pour l’affaire de pédophiles où tout le monde était innocent ?
— Ouais, un monstrueux pataquès : dix-sept personnes en taule, des vies saccagées, un suicide, des parents privés de leurs mômes, salis publiquement, qui traîneront toute leur vie ce cauchemar poisseux… Et lui, l’artisan du désastre, on le « réprimande » !
— T’aurais préféré qu’on le coffre ?
— Non, quoi que ça lui remettrait les idées en place, mais au moins qu’on le démette de ses fonctions. Qu’il aille vendre des carottes au lieu de continuer à jouer au chérif !
— Bah, l’erreur est humaine.
— Il y a aussi des cas où elle est inhumaine ! À aucun moment, Fabrice Burgaud n’a montré la moindre compassion envers ceux dont il a brisé l’existence. Pas un mot de regret, pas une excuse. Il est resté « droit dans ses bottes », comme dit la presse. Et pire que ça : aujourd’hui, c’est lui qui se fait passer pour un martyr !
— Comment ça ?
— Estimant que cette « réprimande » était imméritée, il fait appel. Et toute une partie de la corporation le soutient. Il y a même, tiens-toi bien, des étudiants de l’École Nationale de la Magistrature qui veulent donner son nom à leur promotion ! Ils disent qu’il « porte le chapeau » des dysfonctionnements de la « Justice »… Note bien que, sur ce point, je ne peux pas leur donner tort. Entre les services sociaux, les assistantes maternelles et les psychiatres de mes fesses, ils ont été une soixantaine à déconner plus les autres juges qui étaient sur l’affaire. Mais bon, c’était lui le chef d’orchestre, c’était à lui de veiller au grain !
— Pourquoi il l’a pas fait ?
— L’ambition, ma fille, l’ambition aveugle… Dézinguer un réseau de pédophiles, en début de carrière, ça en jette, pardi, sur un C.V. !

« La garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l’avantage de tous et non pour l’utilité particulière de ceux à qui elle est confiée. »

                                   Article 12 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789


 

 

 

Par flicsripoux
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